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Propagande mensongère de l'Azerbaidjan
Suivant la partie azerbaïdjanaise, la valeur propagandiste de la photo donnée consiste évidemment en ce qu'en dehors de la multitude de cadavres des personnes civiles au premier plan, la périphérie de quelques localités est visible en arrière-plan qui doit participer à faire confirmer la version de Bakou sur les meurtres massifs des Azerbaïdjanais à Khodjalou. Cependant, la version colorée de la photo dont il est question permet de réfuter cette idée au vu du visage des personnes décédées, de leurs vêtements etc. En fait, cette photo se réfère directement aux événements au Kosovo, [à une autre propangande mensongère, au "massacre" de Raçak]. En particulier, notons que c’est avec cette référence que cette photo, en compagnie de nombreuses autres, est exposée ou est mentionnée au moins sur un forum serbe, un albanais et un autre allemand, ainsi que sur la page internet du « New York Times », etc. Le Service de presse du Ministère des Affaires étrangères de la RA rappelle que les 25-26 février 1992, la partie karabakhtsi a organisé l'opération militaire en vue du désenclavement du seul aéroport de la République et se trouvant près de la localité de Khodjalou ce qui imposa la neutralisation des positions adversaires de Khodjalou d'où, dès le printemps 1991, les localités du Haut-Karabakh subissaient régulièrement les attaques des COMBATTANTS OMON azerbaïdjanais, les tirs d'artillerie des installations "Alazan'", "Cristal" et des installations lance-roquettes "Grad". Le déblocage de l'aéroport et la neutralisation des positions de l’adversaire à Khodjalou revêtaient une très grande importance pour la population du Haut-Karabakh.
Service de Presse du ministère des Affaires étrangères de la RA
Original de la photo en question dans l'article ci-dessus avec sa légende :
Autres photos resituant la photo en question dans son véritable contexte: http://www.hawaii.edu/powerkills/RM1.RACAK.BODIES.JPG http://www.hawaii.edu/powerkills/RM1.ROGOVE.VIL.BODIES.JPG
Exemples de pages internet où est utilisée la photo originale: http://guernica.adpe.free.fr/revuekosovo/revue_kosovo_analyses.htm http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/01/le-kosovo-un-pr.html http://forums.france2.fr/france2/On-n-est-pas-couche/kosovo-est-serbie-sujet_15915_28.htm
Exemples de sites internet azéris où la même photo est détournée: http://www.azerembassy-kuwait.org/khojali.htm http://realgenocide.blogcu.com/1643583/ http://apps.facebook.com/causes/sharings/74576 http://apps.facebook.com/causes/37533?facebook_url=true&recruiter_id=16036332
La Serbie victime d'un complot mondial
Les guerres des
Balkans peuvent se résumer à une guerre contre la Serbie dont
l'objectif de départ fut son dépècement coûte que coûte. La propagande
sur le "massacre" de Raçak n'est qu'un épisode de ce nettoyage anti-serbe
pour servir on ne sait quels intérets, en tous les cas pas ceux de
l'Europe. La Serbie est à bien des points comparables à l'Arménie, son
malheur fut qu'au moment de l'écriture de sa destinée la communauté
internationale s'est focalisée sur elle, et pas seulement, elle s'est
liée contre elle. Subissant un complot qui la dépassait, elle ne put
que servir de garde manger à une internationale islamique qui a
réunissi aux Balkans ce qu'elle a raté en Tchétchénie et au Karabakh.
L'histoire nous montrera que les conséquences véritable de
l''indépendance illégale du Kosovo, une indépendance qui est le
résultat de politiques à plusieurs vitesses, au vu du refus de la
reconnaissance de l'indépendance de la République d'Artsakh, de
l'indifférence totale de la communauté internationale vis-àvis des
lezgiens, des avars et des paroukhs en Azerbaidjan, du Darfour qui
n'eut droit qu'aux excuses de la communauté internationale, etc.
La mise en scène de Raçak, version albano-américaine
du "symdrome de Timisoara" La mise en scène de Raçak version albano-américaine du «Syndrome de Timisoara» D'après la version officielle de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), de l'OTAN et de la télévision américaine CNN, reprise par la plupart des médias occidentaux, un terrible «carnage» aurait eu lieu dans le village de Raçak, situé au sud de Pristina, le 15 janvier 1999, au cours duquel 45 «villageois» albanais – hommes, femmes et enfants- auraient été sauvagement exécutés par la police serbe. Pendant plus de quatre jours, en pleine négociation de Rambouillet, le village, jusqu'alors totalement inconnu, de Raçak fera la une des médias du monde entier. Or, si l'on reprend la chronologie et les faits, avec le recul qui s'impose et surtout à la lumière des expertises et contre-expertises, les choses ne se sont pas vraiment produites comme on l'affirma. Tout d'abord, William Walker, chef de la KVM, est averti par les Serbes, la veille des combats, qu'une opération de police est sur le point d'être menée contre le bastion de l'UCK de Raçak, suite à des attaques de l'organisation terroriste contre les forces serbes, l'UCK ayant rompu en premier le cessez-le-feu signé entre les deux parties le 16 octobre 1998. Le lendemain du «massacre», seulement, Walker arrive sur les lieux de l'affrontement à la tête d'une cohorte de journalistes. Voyant une rangée de cadavres ostensiblement exhibés par des soldats de l'UCK, qui avaient repris possession des lieux la veille au soir, après les combats, le chef de la Mission de l'OSCE déclare précipitamment aux médias, avant même de faire réaliser l'enquête de rigueur: «Il n'y a pas de mots pour décrire son dégoût personnel à la vue d'une aussi inimaginable atrocité», «carnage» que Walker ira jusqu'à qualifier de «crime contre l'humanité», rendant séance tenante les Serbes comme seuls responsables d'atrocités attestées par la seule partie adverse, ce qui contrevient à la prudence et aux lois élémentaires de la justice. Augmentant les enchères, le président Clinton déclara à chaud qu'il s'agissait «d'un meurtre délibéré destiné à semer la terreur dans la population du Kosovo» et convoqua d'urgence le Conseil atlantique (composé des ambassadeurs des seize membres de l'Alliance) qui condamna les «massacres» et dépêcha sur-le-champ le général Wesley Clark, commandant des forces alliées en Europe, à Belgrade. De son côté, Belgrade dénonça «un mensonge» et une manipulation puis remit un ordre d'expulsion à William Walker, estimant que par son «parti pris en faveur des terroristes», celui-là s'était «disqualifié pour sa fonction». La nuit même du «massacre de Raçak», Radio France internationale signalait, dans l'indifférence générale, que 1 000 corps de civils innocents et désarmés, à la différence des miliciens de l'UCK, avaient été ramassés dans le centre-ville de Freetown, en Sierra Leone, alors qu'une vingtaine de bergers également sans armes venaient d'être égorgés en Algérie et que 47 chrétiens avaient été brûlés par des Musulmans en Indonésie, cependant que des populations hindoues étaient passées au fil de l'épée par des indépendantistes islamistes «afghans» au Cachemire. Mais ces «faits divers», dans lesquels les Etats-Unis ont comme par hasard une responsabilité plus ou moins directe, puisqu'ils sont en grande partie à l'origine de l'internationale islamiste «afghane» qui sévit dans ces différents pays, ne furent pas qualifiés de «crimes contre l'humanité»... Aussi de nombreux points de l' «affaire de Raçak» restèrent non élucidés: la présence ostensible de nombreuses douilles et de sang autour des cadavres, le nombre exact de ces derniers, puis l'âge et le sexe des victimes «civiles». Que s'est-il vraiment passé? En fait, après avoir averti les vérificateurs de l'OSCE, et en représailles à une vague d'attentats antiserbes perpétrés la semaine précédente, les forces de l'ordre yougoslaves avaient effectivement lancé une opération antiterrorite contre le village de Raçak, fief de l'UCK, qui avait depuis plusieurs mois rompu les accords de cessez-le-feu, et une équipe de l'agence américaine APTV avait été autorisée à filmer les combats. A 15 heures précises, les forces serbes contrôlaient le terrain, le centre de presse de Pristina annonçant la mort effective de quinze combattants de l'UCK. D'après les différentes versions, le chiffre des victimes varierait du simple au triple: entre 15 et plusieurs dizaines selon Belgrade, 37 selon l'OSCE, 45 pour les américains, 51 selon les Albanais. Mais les images de la cassette tournée par l'équipe d'APTV contredisent radicalement les différentes versions officielles recueillies et diffusées par la presse occidentale. Sur le film, c'est un village quasiment vide que les policiers investissent. En revanche, les Serbes subissent un feu nourri venant des tranchées de l'UCK creusées juste au-dessus du village. Comment les forces serbes auraient-elles pu rafler des civils dans des maisons apparemment désertées ou évacuées en prévision de la contre-offensive? A supposer qu'ils l'aient fait, comment auraient-ils procédé, puisqu'ils étaient à la fois sous le tir des combattants de l'UCK et devant les caméras des journalistes d'APTV? On sait aujourd'hui, grâce aux différentes enquêtes des médecins légistes de plusieurs pays, que les «villageois» en question étaient des soldats de l'UCK habillés en civils, âgés de 20 à 50 ans, et qu'il n'y avait qu'une seule femme et pas d'enfants. En plus, une partie des tués n'étaient pas originaires du village. Ce n'est en fait qu'à partir de 15 h 30 que les assaillants évacuèrent les lieux et que les journalistes et observateurs de l'OSCE entrèrent. De fait, ces observateurs, restés sur place jusqu'au retrait des forces serbes, trouveront des morts dans certaines maisons et quelques blessés auxquels ils porteront secours. Mais aucune trace d'une quelconque «tuerie». Ils resteront jusqu'à la tombée de la nuit à discuter avec les villageois qui ne signaleront aucune exaction particulière. C'est en réalité le lendemain matin que les journalistes et observateurs, encadrés par les soldats de l'UCK, subitement réapparus au cours de la nuit, seront dirigés vers un fossé rempli de cadavres de présumés civils albanais. A ce moment seulement apparaît la version «officielle» du «charnier» développée par les indépendantistes de l'UCK et William Walker. Cette version des faits, aussi impartiale que peuvent l'être celle des guérilleros, sera reprise et même enjolivée par les médias occidentaux: le vendredi 15 janvier, vers midi, des policiers serbes cagoulés seraient entrés dans les demeures, puis auraient abattu d'une balle dans la nuque les villageois après les avoir emmenés sur les hauteurs du village. Ce n'est que par la suite que l'on rajoutera les allusions aux tortures, femmes, hommmes âgés et enfants assassinés, scalps et autres mutilations. «L'UCK aurait-elle pendant la nuit rassemblé les corps, effectivement tués par balles serbes, pour mettre en scène une exécution de sang-froid?(...). Intelligemment, l'UCK aurait-elle cherché à transformer une défaite militaire en victoire politique 24?», questionne le reporter Renaud Girard. En fait, les violents combats entre Serbes et Albanais de l'UCK ayant empêché pendant deux jours les enquêteurs de l'OSCE d'approcher, les spécialistes et médecins légistes finlandais et biélorusses ne commenceront leur travail qu'à partir du 19 janvier 1999. D'après ces médecins légistes venus enquêter sur demande des instances internationales, tous ont été tués par balles à longue distance, ce qui dément formellement les commentaires effectués à chaud par Le Monde du 19 janvier 1999 faisant mention d'assassinats «à bout portant». Mieux, dans son rapport remis le 17 mars aux autorités juridiques de Pristina et au gouvernement allemand, Helena Ranta, responsable de l'équipe scientifique de l'Union européenne, à la tête de l'équipe de médecins légistes, a intentionnellement évité d'utiliser le terme de «massacre», l'enquête scientifique ne fournissant aucune preuve confirmant la version des tueries à bout portant. Près des cadavres, des armes et des radios avaient été retrouvées et des tranchées profondes avaient été creusées, ce qui confirme l'information d'après laquelle Raçak était une base terroriste de l'UCK. Comme par hasard, la mise en scène de Raçak, directement inspirée des précédents de Timisoara et du «marché de Markalé» en Bosnie, survint juste après les menaces du général Wesley Clark, commandant en chef de l'OTAN, avertissant les Serbes que l'OTAN ne «permettrait pas que se renouvelle la catastrophe humanitaire de l'été 1998» et qu'ils pouvaient «s'attendre à une grande offensive» si Milovesic n'acceptait pas de signer les accords de Rambouillet avec les Albanais. Comme en 1995, où de fausses accusations contre les Serbes avaient servi à justifier les raids américains contre les positions serbes, la mise à la une de la “tuerie de Raçak” avait pour but de préparer l’opinion publique à d’éventuels raids sur la Serbie.
24. Renaud Girard. « Zones d’ombres autour d’un massacre », des images tournées pendant l’attaque du village de Raçak contredisent la version des Albanais et de l’OSCE, Le Figaro, 20 janvier 1999.
Alexandre Del Valle- Guerres contre l’Europe, Bosnie-Kosovo-Tchétchénie..., Editions des Syrtes-2000 (p.264-266)
« Provocations » et « accusation-miroir », de Goebbels à l’UCK Technique connue depuis des temps immémoriaux, la « provocation » désigne des actions (assassinats, attentats, sabotages, injustices, persécutions, etc.) sciemment accomplies contre son propre camp et attribuées à un prétendu groupe de subversion lié à la partie adverse dans le but de déclencher l’indignation du public et de justifer contre celle-là des représailles ou le déclenchement d’hostilités. Le grand exemple de ce siècle fut bien sûr l’incendie du Reichstag, lorsque Hitler fit mettre le feu au Parlement allemand pour justifier devant son peuple l’élimination de ses adversaires communistes. Quelques années plus tard, Staline faisait assassiner Kirov pour éliminer les vieux bolchéviks en les accusant du meurtre... Le mensonge, dans sa forme provocatrice, est inusable en politique, comme le montre la reprise imperturbable au fil des ans du fameux manuscrit, Protocole des sages de Sion, faux notoire aujourd’hui encore très prisé dans certaines républiques islamiques et mouvements intégristes. En ex-Yougoslavie, la technique de « provocation » sera banalisée par les parties ayant su mettre à contribution des agences de relations publiques américaines spécialisées dans le marketing politique et le « formatage de l’opinion ». On sait en effet maintenant que la photographie du squellette vivant publiée dans le Time Magazine du 17 août 1992, et donnée comme celle d’un prisonnier musulman des Serbes, était en réalité celle d’un Serbe tuberculeux ; que les cadavres photographiés dans Newsweek et présentés comme musulmans étaient eux aussi des Serbes, et même que les monstrueux « camps du viol » n’ont pas existé, les viols, hélas réellement commis – de part et d’autre d’ailleurs- pendant la guerre étant restés des cas isolés et jamais collectivement planifiés. Pour ce qui est des deux « affaires du marché de Markalé », si les explosions causèrent effectivemeent la mort de quatre-vingt civils innoncents le 5 février 1994 et d’une cinquantaine d’autres Bosniaques musulmans le 28 août 1995, aucun élément n’a jamais permis d’affirmer que les militaires serbes furent les auteurs de tels crimes, contrairement à ce qui fut pourtant présenté comme une évidence, afin de justifier les bombardements des positions serbes de Bosnie par l’OTAN 70. Mieux, les enquêtes balistiques prouvèrent que les obus partirent dans les deux cas des lignes bosniaques, comme l’a confirmé le général Rose lui-même, alors commandant de la Force de protection de l’ONU en Bosnie (FORPRONU)71. D’après le général britanique, la stratégie habituelle des généraux bosniques, aussi cynique que cela puisse paraître, était d’attaquer sur tous les fronts ; de faire retraite dans une enclave protégée par l’ONU au milieu des scènes d’horreur, puis de demander à l’ONU et à l’OTAN des frappes contre la Serbie. « Quoi qu’ils fassent, commente Denise Artaud, ils ne pouvaient pas perdre : si leur armée était battue, les images de guerre et de souffrances leur garantissaient le soutien de l’Ouest pour l’état victime72. » On sait enfin que le fameux « massacre de la boulangerie » fut en fin de compte une provocation bosno-musulmane destinées à accuser les Serbes. Des responsables et observateurs occidentaux, tels Edouard Balladur, François Léotard, Alain Juppé, alors « aux affaires », des journalistes aussi différents que Jacques Merlino (TF1) ou Jean Daniel73, révèleront ce qu’avaient déjà expliqué des hauts officiers en poste à Sarajevo, tels le général Rose ou encore le général MacKenzie74, ancien commandant de la FORPRONU à Sarajevo, à savoir que ce furent bien des miliciens bosniaques musulmans qui assassinèrent sciemment des centaines de leurs compatriotes dans l’unique but de faire porter le chapeau aux Serbes... Aussi le général Rose avoue-t-il qu’il dut constamment batailler avec l’OTAN qui, prisonnière du manichéisme médiatique méchants Serbes/gentils Bosniaques, selon les termes mêmes de son commandant en chef, le général George Joulwan, « semblait souvent recommander des actions disproportionnées contre les Serbes tout en ignorant les violations commises par les Musulmans75 ». Voisin du concept d’accusation-miroir, celui de « substitution des vicitmes » est très présent au sein du « support » qui nous intéresse. Quelques exemples significatifs : - en 1991, des scènes de rues détruites à Vukovar sont utilisées comme « scène de combat » à Dubrovnik, où ces affrontements n'ont jamais eu lieu; - durant l'été 1992, la BBC filme un «Musulman bosniaque» prisonnier dans un «camp de concentration serbe». Peu après, ses proches l'identifient: il s'agit de Branko Velec, officier de l'armée yougoslave en retraite, prisonnier, en tant que Serbe de Bosnie, dans une camp bosno-musulman; - en juillet 1992, CNN monte des images du «bombardement de Sarajevo par les Serbes». Cette même chaîne –à forts capitaux saoudiens- confond des combats de rue à Tbilissi (Géorgie), avec des combats similaires en Bosnie; - en août 1992, à Sarajevo, le public est horrifé à la vue de «bébés et enfants musulmans» atteints par des «snipers serbes» dans un bus. Un des enfants tués est présenté comme «musulmans». Il sera enseveli peu après dans un rituel orthodoxe...; - en mars 1993, CNN montre le «massacre de 14 musulmans tués par des sbires serbes». On apprendra plus tard que les victimes étaient serbes; - début août 1993, une photo du New York Times présente une femme croate de Posuje pleurant son fils «assssinés par une attaque serbe». En réalité, à Posuje, des combats effectivement très sanglants avaient opposé les Croates, non pas aux Serbes, mais aux Bosno-musulmans, faisant 34 victimes parmis les Croates, comme le révéla Star Tribune (Etats-Unis) du 17 décembre 1993; - le 6 août 1993, le Christian Science Monitor accuse les Serbes d'avoir détruits le pont de Mostar, pont détruit, de notoriété publique par les soldats croates; - le 18 août 1993, CNN confond «par erreur» des images de combat à Gornje Bakuf avec des combats de Sarajevo datant de 1992; - en janvier 1994, des prisonniers serbes de camps de détention croates et musulmans sont présentés comme des Musulmans croupissant dans des «camps de concentration serbes». Peter Brock dévoilera la supercherie dans le Washington Times; - en 1996, Philippe B., journaliste freee lance, réalise un reportage sur les victimes serbes de la guerre et demande à visiter les hôpitaux. Le film original montre de grands blessés serbes, des orphelins et des traumatisés de guerre. Lors de la programmation à Envoyé spécial, les Serbes deviennent par enchantement des «Bosniaques». Le stéréotype du «mauvais Serbe» exigeait des images dépeignant uniquement des victimes bosniaques; - été 1999: des centaines de milliers de réfugiés albanais fuient le Kosovo. L'OTAN accuse Belgrade de «catastrophe humanitaire» et chiffre les réfugiés à 700 000 au minimum, lesquels auraient quitté leur région avant le 24 mars. On sait aujourd'hui que 80% au moins des réfugiés albanais ont fui après le 24 mars, comme les terribles représailles serbes, par l'OTAN; - le 12 avril 1999, la chaîne de télévision ABC informe son public que le Pentagone dispose d'images satellite prouvant l'existence de «charniers» au Kosovo. La chaîne mentionne une «centaine d'endroits où la terre avait été retrounée”, mais ABC se gardera bien de montrer l’une de ces images, alors que si de telles images existaient, il eût été extrêmement porteur de les montrer, la haute définition décimétrique des clichés militaires étant d’une précision telle que ce type de preuve aurait été irréfutable. Les seules images qu’avaient montrées le Pentagone étaient les photos satellite décrivant des groupes de Kosovars qui campaient sur des collines après avoir fui leurs villages. Mais l’intériorisation profonde du stéréotype négatif des Serbes, ainsi que la longue série de rumeurs accréditant depuis des années l’adéquation Serbes = bourreaux-nazis, induisait naturellement une corrélation entre cette fuite de réfugiés albanais et leur éventuel massacre. « Si Goebbels ressucitait aujourd’hui, il ne pourrait qu’admirer l’habileté et l’ampleur des bobards de propagande fabriqués par ses émules modernes76 », n’hésite pas à écrire Alexandre Zinoviev.
70. Concernant le premier massacre du marché de Markalé (5 fév. 1994), la revue stratégique anglo-américaine Defense & Foreign Affairs-Strategic Policy ainsi que le Times de Londres (19 fév. 1994) ont révélé qu’il s’agissait d’un montage orchestré par les forces musulmanes du président Izetbegovic. De plus, un document officiel de l’Union européenne ainsi qu’un autre envoyé au siège des Nations unies à New York, révélés par Bernard Volker à TF1 (d’ailleurs traîné en justice par l’Association pro-bosniaque Carton jaune, qui perdit le procès) attestent que l’explosion de Markalé fut attribuée à tort, avant toute enquête, à la partie serbe. La chose fut confirmée trois ans plus tard par le verdict de la cour d’apel de Paris condamnant l’association TV-Carton jaune à payer des dommages et intérêts au journaliste de TF1 (Volker). Démantelé trop tardivement, le « montage » déclenchera entre-temps l’indignation escomptée dans le monde entier, le sénateur américain Bob Dole exigeant la levée unilatérale de l’embargo sur l’armement des Musulmans bosniaques et Alain Juppé réclamant une réunion urgente de l’OTAN afin d’envoyer un ultimatum aux Serbes. Aussi, lorsque se produit la seconde explosion de Markalé le 28 août 1995, affaire similaire au cours de laquelle le camp bosno-musulman tirera au mortier sur ses propres populations afin d’en accuser les Serbes pour attirer l’attention de la communauté internationale, l’opinion est déjà remontée contre les Serbes. Le nouveau montage permettra de justifier dès le lendemain, les raids de l’OTAN contre les Serbes (3 000 sorties d’avion contre les objectifs civils et militaires sur tout le territoire de la République serbe de Bosnie). Bien que les experts balistiques britanniques prouvent l’origine bosniaque du mortier (expertise révélée au public par Hugh Mc Manners dans le Sunday Times du 1er octobre 1995 – « Experts warned US that mortier was Bosnian »), et que maints témoignages (Lord David Owen, le général Rose, Laure Adler, Boutros-Ghali, Jean Daniel, etc.) tentent de rétablir la vérité, les Américains et leurs agences de « communication » parviennent à maintenir le mythe et à justifier les bombardements de l’OTAN car, une fois l’intoxication commise et l’émotion suscitée, expliquent les professionnels, le rétablissement ultérieur de la vérité est inopérant... 71. Général Sir Michael Rose, op.ci., p.43 ; 48 72. Denise Artaud, Politique étrangère, été 1999. 73. « Ils [les bosno-musulmans] auraient provoqué un carnage sur les leurs (...) dans le but de faire sortir l’OTAN de ses atermoiements (...). Balladur comme Alain Juppé pensaient qu’Izetbegovic pouvait être, à l’occasion, « provocateur » », s’indigne Jean Daniel, pourant réputé « anti-Serbe », dans son éditorial du Nouvel Observateur du 31 août 1995, en apprenant la cynique réalité. Consulter aussi à ce sujet, Raison Garder, N° 10-11, Lausanne, printemps 1996 ; Balkans infos N° 22 avril 1998, et surtout Laure Adler, L’Année des adieux, Flammarion, Paris, 1995. 74. Concernant le « massacre de la boulangerie » de Sarajevo (20 mai 1992) : le rapport de la FORPRONU, mentionné dans l’Independent de Londres, exclut catégoriquement la resposnabilité serbe dans ce massacre et incrimine clairement le camp musulman. Dans son livre Peacekeeper. The road to Sarajevo, le général canadien Lewis MacKenzie, alors commandant des Casques bleus en Bosnie, dévoile le montage, « la rue a été interdite à la circulation juste avant l’explostion. Après que la queue a été formée (devant la boulangerie), les médias firent leur apparition mais ils se placèrent à distance. L’attaque eut lieu et les cameramen n’eurent qu’à s’avancer. En majorité, les morts étaient des Serbes non partisans », MacKenzie, Peacekeeper. The road to Sarajevo. Vancouver.Toronto. Douglas & Intyre, 1993, p. 194. 75. Michael Rose, op. cit., p. 52 76. Le Monde, 24-25 mai 1999
Alexandre Del Valle- Guerres contre l’Europe, Bosnie-Kosovo-Tchétchénie..., Editions des Syrtes-2000 (p.234-237 ; 242-243)
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